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Les cours de math vue par une adolescente

Le 3 septembre 2013, 14:21 dans Humeurs 1

Untitled

 

Avachie sur ma chaise, j'observe un oiseau sur une branche. C'est fou ce que ça peut devenir intéressant un piaf quand on veut. Une petite grosse aux cheveux courts partants dans tous les sens écrit sur le tableau blanc. Elle nous ordonne d'écrire. Bien madame. Enfin, si on arrive à lire son écriture pattes de mouche. Si le point X est symétrique au point O... Je dessine une tête de mort dans la marge. Et rajoute des petits tourbillons autour. Je griffonne "AC/DC ALWAYS COME BACK" dessous. 

 

Je crois entendre mon prénom. Dans le doute, je relève la tête. Comment expliquer ça... La naine de jardin qui nous sert de prof est penchée au dessus de ma table et me fixe de ces yeux globuleux. "Oh putain !" criais-je doucement si c'est possible de crier doucement en faisant un brusque mouvement de recul. Sous le poids des cuillères de Nutella en trop, ma chaise vacille et fini par basculer en arrière. Cette conne chope mon cahier avant que je puisse me relever, admirant ma petite oeuvre d'art. "Puisque mademoiselle préfère le rock aux cours de mathématiques, articule-t-elle de sa voix aiguë, elle ira dessiner dehors !". Elle me montre la porte de son doigt crochu (comme si je comptais sortir par la fenêtre). Je pffff (du verbe pffffer) et rassemble mes affaires sous le regard attentifs de mes compatriotes, heureux de cette soudaine distraction. Je sors en murmurant un féchié et claque la porte. 

 

Je regarde l'heure sur mon portable. Ça sonne dans dix minutes. Je sors dans la cour et m'assoie par terre, entre un chewing-gum et un mégot. J'attrape un marqueur dans mon sac et gribouille quelque croquis contre le mûr, à côté de quelques déclarations d'amour et d'insultes.  

 

 

Jamais je serai prof, je veux pas me transformer en nain de jardin. 

 

Fuck you

Les courses de rentrée vues par une adolescente

Le 3 septembre 2013, 13:29 dans Humeurs 0

 

3, 2, 1, go !

On cours de partout, on cherche, on trouve ou pas, on se disperse pour les plus organisés. "Michel, tu prends les copies doubles. Martine, tu t'occupe des cahiers. Le petit Kevin, il reste avec moi, on s'attaque à la partie stylos !". Mais même avec 21 ans d'entraînement (moyenne d'âge des aînées de France, sondage réalisé par le P.B.&G.R), les courses scolaires restent une épreuve de taille pour les mère de famille comme pour le porte-monnaie
C'est certainement pour cela que ma génitrice y envoie mon père. Je passe de simple soldat à colonel (mon paternel ne comprenant pas pourquoi nous n'avons pas un seul et unique cahier pour tout), et je dirige les opération d'une poigne de fer. Ma liste manuscrite à la photocopieuse scolaire dans la main droite, mon panier à roulette dans la gauche, je me lance à l'assaut des rayon. 7 cahiers 24x32 96 pages grande carreaux, 1 cahier 24x32 96 pages petits carreaux, trois classeurs souples (c'est à cause des élèves qui se tapent avec, ils ont interdit les classeur durs) 
 
Opération Retrouver Le Père. Je crois que la roue gauche de mon chariot fatigue sous l'amas de cahier et de lots de copies simples/doubles, elle émets un léger couinement de douleur. J'ignore les supplication de la roulette et arpente l'allée centrale en exerçant un pivotement rapide de la tête pour couvrir toute le périmètre de recherche. Quatrième rayon sur la droite, un aperçu furtif de l'homme en fuite. Je reviens sur mes pas et m'engage, tel un espion, dans le quatrième rayon sur la droite. Il est assis sur une chaise de bureau en vente et tourne d'un air las, ignorant le regard réprobateur de la mère de Michel et Kevin. D'un gesteroyal, j'arrête son siège et lui informe que nous y allons. Il se lève et me suis.
Destination ? Les caisses. Nous avons le choix entre 5 passage. J'élimine directement les trois premières, où les queues sont longes de dix mètres. J'hésite entre être derrière 4 personne qui n'ont que quelques produits ou seulement deux avec des chariots pleins à craquer. J'opte pour les caisses électronique
Sous le regard vitreux d'homme mal réveillé de mon père, je passe le code-barre de ma colle devant le laser. Après avoir réglé une fortune, j'attrape fermement le gros sac en plastique dans une main pour le transporter jusque dans le coffre. Je referme violemment la portière sur lui. 
Jamais je n'appellerai mon fils Kevin.